Pain2

- On pourrait dire pétri de suffisance et de lui même, comme un pain trop levé à la mie trop aérée. Tu peux me passer le beurre ? Merci.

- L'amie trop aérée ?

- La, plus loin, mie. Le blanc du pain.

- Le pain blanc, celui qui lorsqu'on l'a mangé signifie qu'on est dans le pétrin ?
Alors, ça doit venir de là l'expression française être dans le pétrin. C'est de la confiture de figues ?

- Oui, exactement, et c'est moi qui l'ai faite. Le pétrin était ce coffre de bois où à l'origine le boulanger malaxait son pain. Enfin, cette matière collante et pâteuse qui deviendra du pain après cuisson. Mais avant ce n'est qu'une matière informe gluante dans laquelle il vaut mieux ne pas tomber au risque de ne pouvoir en sortir. D'où, être dans le pétrin.
Ya grève des transports aujourd'hui. Une sorte de gros pétrin collant annonciateur d'embouteillages. On a mangé notre pain blanc.

- Embouteillage. C'est amusant comme vous les français vous ramenez tout au boire et au manger. Du pain et du vin. Sacrée journée ! Côté profane, c'est mêlant tous ces homophones en français. Pétri, pétrin, empêtrer, impétrer. Empêtrant ces impétrants.

- Oui. ça sonne comme une complainte.
La complainte des impétrants pétris empêtrés dans le pétrin.

- Comment en sortir ?

- Par la cuisson ! Un coup de chaud et l'impétrant pétris se transforme en baguette magique.

- Un coup de chaud, au risque de prendre un four ?

- ... ou un fou-rire.

Mieux vaut en rire avant que d'en pleurer.

 

Tag(s) : #Politics

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